Partageons nos savoirs | 3e colloque du CTREQ

par Enseigner l'ÉCR 19 février 2012 16:47

Les 26 et 27 avril prochains se tiendra le troisième colloque du CTREQ sur la réussite éducative sous le thème « Partageons nos savoirs ».

 

« Le secteur de la réussite éducative vit actuellement une période intense d’activités. De nouvelles approches pédagogiques et de nouvelles pratiques sont régulièrement développées par des praticiens et des chercheurs. Les professionnels de réseaux différents collaborent pour améliorer les pratiques de chacun et contribuer à la réussite de tous les jeunes. Des mécanismes de concertation et de mobilisation sont mis en œuvre dans toutes les régions du Québec. Des communautés de pratique et d’apprentissage se développent dans différents secteurs.Les technologies sont mises à contribution pour motiver les élèves et favoriser leur réussite. […] Il est plus que jamais important de partager nos savoirs pour faire face aux problèmes de l’école et nous adapter aux changements de la société. L’école ne peut à elle seule répondre à tous ces besoins. Nous devons mettre à contribution les connaissances de chacun, partager nos bons coups et chercher ensemble des solutions. C’est l’objectif visé du 3e Colloque sur la réussite éducative. Par nos échanges, nous pourrons mieux connaitre les élèves et leurs besoins, nous agirons plus efficacement ensemble et nous nous inspirerons mutuellement pour le bénéfice des jeunes et de leur réussite. »(Source: CTREQ)

 

Le colloque à lieu à l’Université Laval. Les participants inscrits avant le 26 mars bénéficient d’un tarif avantageux.

 

Programme et inscription: www.partageonsnossavoirs.ca

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À l'agenda

Cartographie du réseau collaboratif | Bilan de l'an 1

par Jean-Philippe Perreault, FTSR ULaval 12 décembre 2011 20:48

Début novembre 2010. La Faculté de théologie et de sciences religieuses lance le site Enseigner l’ÉCR! et s’engage dans le « 2.0 » désirant ainsi contribuer à l’enseignement de l’éthique et de la culture religieuse au primaire et au secondaire. En marge d’un bilan détaillé en cours d’élaboration, voici quelques réflexions qui émergent d’un regard sur la dernière année. Deuxième de trois billets.


Afin de rendre ce processus plus concret, il nous faudrait établir une cartographie de réseau collaboratif dont nous mentionnions les apports dans un premier billet. Voici quelques repères qui ne sont en rien exhaustifs, mais qui évoquent nos découvertes et fréquentations. Peut-être sauront-ils être utiles à ceux et celles qui sont moins familiers avec le recours aux médias sociaux en éducation.

 

Des acteurs

Dans notre «monde» 2.0, il y a des acteurs : enseignants, conseillers pédagogiques, chercheurs, professeurs d’université, intervenants d’organismes divers. On en retrouve plusieurs dans le répertoire EduT. On croise certains plus fréquemment. On découvre leurs préoccupations, leurs défis, les ressources qu’ils ont développées ou adoptées.  


Parmi ceux-ci, nombreux sont ceux qui, à un moment ou l’autre, agiront comme personnes-ressources en mettant à contribution leur expérience et leur expertise; en partageant leurs bons et moins bons coups; en donnant un coup de pouce tant réflexif et conceptuel que pratique et technique. Dans notre cas, la liste est longue. En voici quelques-uns, choisis simplement pour illustrer la diversité du réseau qui est désormais le nôtre. Que tous ceux que nous ne nommons pas soient par ailleurs assurés de notre reconnaissance. 

 

Nous partageons des intérêts immédiats avec certains. C’est le cas de Benoit Petit (@petitbenoit) du RECIT développement de la personne qui traite de l’intégration des TIC en ECR et avec qui nous avons eu des collaborations à la fois « virtuelles » et « réelles ». C’est le cas également de Marc-André Caron (@marcandrecaron), enseignant au secondaire de la région de Montréal (en ECR l’an passé) poursuivant une maîtrise sur l’utilisation du blogue pour la pratique du dialogue. Ou encore Mélanie Truchon (@Meltruchon), enseignante au secondaire en ECR de la région de Québec qui a osé utiliser le microblogue (EnDirect) avec ses élèves. Et aussi Marie-Josée Harnois (@mariejoharnois) conseillère pédagogique en ECR, notamment, avec qui nous partageons des ressources de temps à autre.

 

Nous avons l’occasion d’échanger avec de nombreux enseignants que nous n’aurions probablement jamais eu la chance de croiser sans le concours de Twitter. Pensons à Sylvain Bérubé (@sylberu), enseignant de français au secondaire de la région de Québec; Emmanuel Gunther (@le_gugu), enseignant à Lille ou Jacques Dubois (@jackdub), enseignant en informatique à Dijon dont les idées et propos permettent d’envisager autrement les enjeux.

 

Plusieurs membres du réseau sont des sources intarissables d’informations et de réflexion. C’est le cas de Véronique D’Amours (@verodamours), responsable de la veille au RIRE (Réseau d’information pour la réussite éducative) ou de Jacques Cool (@zecool) technopédagogue Néo-Brunswickois, pour n’en nommer que deux.

 

Des enseignants nous font pratiquement une place dans leur classe (Iclasse ou Hyperclasse). Pierre Poulin (@ppoulin) et François Bourdon (@FrancoisBourdon) sont de ceux-là.

 

Plusieurs sont des dynamos. Pensons entre autres à Christine Renaud (@christinerenaud), animatrice de communauté au Musée virtuel du Canada, entre autres. Comme fut titré un article ce printemps, « le ClavED, c’est elle! »

 

D’autres encore ont la sagesse du recul et de la réflexion. Mario Asselin (@marioasselin), blogueur aux avis attendus et respectés, est de ce nombre.

 

Et il y a des élèves et des étudiants : les « amis » de la classe de 5e de l’école St-Gérard (@5Astgerard) et leur enseignant Pierre Gagnon (@P_Gagnon), les branchés – dans tous les sens du terme – comme Marc-Olivier Gingras (@Marcoliviero) ou de futurs enseignants qui utilisent Twitter dans le cadre de leurs cours (comme ceux du groupe #tenaut11 cet automne).

 

Et combien d’autres…

 

Des « institutions »

Certains organismes sont des références dans le milieu. Mentionnons simplement le RIRE CTREQ, Thot cursus, Cybersavoirs

 

Des médias

Des nombreux blogues d’enseignants (par exemple le PédagoTIC de @pgiroux) aux revues en ligne, l’univers est riche et au bout des doigts.

 

Des véhicules

Wiki, blogues, Diigo, Skype, Paper.li, Storify, Google documents, groupe Facebook… les moyens ne manquent pas et l’innovation tient non pas à ces technologies, mais à ce qu'on en fait lorsqu’elles s’insèrent dans un projet pédagogique signifiant et novateur.    


 

Des places publiques

Il y a quelques lieux de rencontre pour tous ces acteurs. Le Claved, cette discussion hebdomadaire sur twitter en éducation, est un incontournable. Mais nous pensons également à partajeunes où il est possible de réagir directement aux propos d’élèves qui utilisent de manière éducative les blogues. Et aussi un projet en cours d’élaboration : SynapTIC.  

 

*  *  *

 

Non sans raison, plusieurs analyses ont insisté sur le caractère narcissique des médias sociaux. On peut en effet s’interroger sur l’usage qu’en font certains alors qu’ils étalent sans pudeur ce qui, il n’y a pas si longtemps, appartenait au territoire de l’intime. Seulement, notre exploration de la dernière année nous force à dire que ces mêmes médias sociaux peuvent se révéler d’une extraordinaire efficacité lorsqu’utilisés dans une perspective « professionnelle », éducative ou de recherche. Nous y avons découvert un écosystème ouvert, accueillant, courtois et stimulant.

 

Prochain billet: récit d'une expérience pédagogique

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Analyses|réflexions

De la diffusion à la collaboration : une année « 2.0 » | Bilan de l'an 1

par Jean-Philippe Perreault, FTSR ULaval 26 novembre 2011 08:28

Début novembre 2010. La Faculté de théologie et de sciences religieuses lance le site Enseigner l’ÉCR! et s’engage dans le « 2.0 » désirant ainsi contribuer à l’enseignement de l’éthique et de la culture religieuse au primaire et au secondaire. En marge d’un bilan détaillé en cours d’élaboration, voici quelques réflexions qui émergent d’un regard sur la dernière année. Premier de trois billets.

 

 

Au fil des derniers mois, nous avons déposé sur le site Enseigner l’ÉCR! des ressources, nous avons répondu à des questions d’enseignants, nous avons réfléchi de manière ouverte aux enjeux pédagogiques et didactiques. Beaucoup reste à faire et il nous faut être patient.

 

Sur les conseils des programmeurs et concepteurs de la FTSR, nous avions établi dès le départ que le projet Enseigner l’ÉCR! devait aller au-delà de la banque d’informations ou de l’encyclopédie en ligne. Même sans être geeks ou geekettes, nous savons bien que le merveilleux monde du Web est passé à une autre étape depuis quelques années. Seulement, il faut s’y plonger pour en prendre toute la mesure. C’est le risque que nous avons pris. Si le site Enseigner l'ÉCR! est ni plus ni moins que le vaisseau amiral de nos investissements Web, nous avons tenu à l’équiper de trois outils complémentaires : ce blogue, une page Facebook et deux comptes Twitter (@enseignerecr et @jpperro). Au départ, le recours aux médias sociaux visait à faire connaître nos ressources. Rapidement, nous avons saisi la richesse du réseau des passionnés de l’éducation dans lequel nous étions en train de nous inscrire. Un an plus tard, nous en récoltons les fruits. Des bénéfices dont, bien honnêtement, nous ne soupçonnions pas la nature. 

 

La métaphore la plus simple pour expliquer l’apport de ce Web collaboratif et interactif demeure celle des conversations informelles et souvent impromptues que nous pouvons avoir entre collègues. Vous savez, ces discussions de cadres de porte ou de machine à café qui, bien que limitées dans le temps, sont essentielles puisqu’elles permettent de faire le récit de nos expériences, de développer un second regard sur notre travail, d’échanger de l’information, de créer des solidarités et d’éviter l’isolement. Et dans certains cas, elles sont l’amorce de projets plus sérieux dans lesquels nous choisirons de nous engager. D’apparence banale, ces rencontres sont des lieux de créativité.

 

Par l’usage des médias sociaux, des enseignants et intervenants d'ici et d'ailleurs nous ont invité à les suivre dans les corridors de leur école, à prendre à pause avec eux dans leur salle des profs et, parfois, à prendre place dans leur classe. Ils nous ont partagé leurs réflexions et leurs découvertes, leurs réussites et leurs défis. Nous avons confronté des points de vue et validé notre compréhension des enjeux. De diffusion de l’expertise, le Web est ainsi devenu pour nous un outil de recherche et d’apprentissage. Ce projet qui aurait pu facilement être unidirectionnel – de l’université vers le milieu scolaire – s’est révélé un espace de collaboration. Quelque chose d’un laboratoire érigé par des partenariats informels qui, combiné à des interventions « terrain », met en relation étonnamment directe les milieux scolaire et universitaire.

 

Il va sans dire que le Web demeure un outil. Le « Web 2.0 » ne produit pas des connaissances sui generis et ne peut remplacer les temps de travail en « présence réelle ». N’empêche qu’il ouvre à des savoirs, des pratiques et des relations auxquelles nous ne pourrions avoir accès. L’expertise des uns et des autres est non seulement enrichie, mais elle y trouve un nouveau terreau de développement. Plusieurs enseignants insistent régulièrement sur les avantages « d’une classe ouverte sur le monde » par le recours aux technologies. Nous pourrions dire la même chose à propos de l’université. Université qui, pour toutes sortes de raisons, n’arrive pas toujours à franchir les guérites de son campus. De l’ouverture et de l’échange, le rapport à la construction des savoirs s'en trouve transformé.

 

« En offrant des ressources en éthique et en culture religieuse, Enseigner l'ÉCR! veut appuyer les enseignantes et les enseignants du primaire et du secondaire dans leur pratique. » Telle est la « mission » que notre projet s’est donnée il y a plus d’un an. Voilà qu’aujourd’hui des ajouts et des précisions semblent nécessaires. Il ne s’agit pas tant « d’offrir » qu'être « partenaire » dans l’élaboration d’outils et de ressources, pas tant être présent que participer à l’animation d’un réseau, pas tant se faire entendre qu'écouter et apprendre. Le Web 2.0 est un outil d'intégration : il permet d'établir des liens entre la formation initiale, la formation continue et la pratique enseignante. Il maximise l'énergie et le temps disponibles pour la construction des savoirs. Il permet de faire ce qui serait difficile de faire autrement.

 

Prochain texte : cartographie du réseau collaboratif

 

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Analyses|réflexions

AQECR : des ateliers webdiffusés

par Enseigner l'ÉCR 2 novembre 2011 15:59

 

Dans le cadre des 4e journées provinciales de formation organisées par l'Association québécoise en éthique et culture religieuse (AQECR), Benoit Petit et Claude Elmozino du Service national du RÉCIT - Développement de la personne offriront cinq ateliers:

 

  • Twitter en classe: ECR à l'ère des médias sociaux;
  • "Web 2.0": trois situations d'apprentissage et d'évaluation en ECR;
  • La bande dessinée: un univers de richesses pour développer les compétences des élèves en ECR;
  • Culture à l'écoute! Des audioguides pour tout le Québec; 
  • L'éthique et les TIC.

 

Vous ne pouvez être à Rivière-du-Loup les 4 et 5 novembre? Participez à distance puisque ces ateliers seront webdiffusés ici.

 

Pour suivre l'ensemble du congrès, surveillez le mot-clic #AQECR2011 sur Twitter.

 

Vous trouverez des précisions sur les ateliers et sur l'horaire à partir de la page 10 du programme [session_doc_2.pdf (7,21 mb)] et sur le site du RÉCIT-DP

 

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À l'agenda | Formations

TIC et ÉCR : une affinité élective

par Jean-Philippe Perreault, FTSR ULaval 3 septembre 2011 07:09

Il y a la contribution des approches technoéducatives à l'enseignement de l'ÉCR. Et s'il y avait également la contribution de l'ÉCR aux enjeux technoéducatifs?



Pour de nombreuses raisons, l’intégration des technologies de l'information et des communications (TIC) en éthique et culture religieuse apparaît pédagogiquement utile et nécessaire. En regard des compétences à développer, des contenus à aborder et du temps qui lui est consacré dans la grille horaire, le recours aux TIC s’avère efficace. On pourrait même croire que la compétence « pratiquer le dialogue » le suggère en demandant à l’élève d’organiser sa pensée, d’interagir avec les autres, d’élaborer un point de vue. Des visites virtuelles de lieux de culte (RÉCITdp) aux blogues de classe en passant par les forums de discussion, les Wiki et autres Google documents, les applications ne manquent pas. Et lorsque ce ne sont pas les élèves qui les intègrent, ce sont les enseignants qui s’y tournent de plus en plus « naturellement » pour s’informer sur les sujets qu’ils auront à traiter.

 

Cela dit, la relation TIC-ECR n’est pas unidirectionnelle. Dans un texte fort pertinent, les professeurs-chercheurs Patrick Giroux et Mathieu Gagnon (UQAC) soutiennent que le principal enjeu technoéducatif de 2011 tient au développement de la pensée critique. Selon les auteurs, l’École québécoise doit « accompagner et outiller les jeunes vis-à-vis d’Internet ». Il en va de son mandat premier, soit de créer « un environnement dans lequel l’élève s’approprie la culture de son milieu ».  Mais comment?

« Pour répondre à cette question, nous devons considérer attentivement ce qu’est Internet, sa nature, sa structure, son articulation…À cet égard, un aspect ressort clairement : Internet est le lieu de la diversité, du mouvement, voire de la liberté (sous toutes ses formes). Partant, il n’est plus possible de l’aborder d’une manière encyclopédique où l’ensemble des savoirs pourraient être saisis et transmis. Selon nous, une telle réalité ne peut faire autrement que de nous reconduire à l’outil fondamental dont les jeunes disposent pour composer avec ce flot incessant d’informations, à savoir leurs habiletés de pensée, ou, dit autrement, leur pensée critique. »

 

Certes, le développement de la pensée critique n’est pas le privilège exclusif du cours ÉCR. Tous les domaines de formation y contribuent (heureusement!). Tout de même, dans la mesure de ses ambitions et dans les limites de ses conditions, le programme ÉCR fait de la pensée critique (comme processus de développement) un enjeu transversal.

 

Pour en arriver à un tel constat, il faut naturellement s’entendre sur ce que sont des pratiques critiques en éducation. Sans grande perspicacité, on devine qu’elles ont bien peu à voir avec la simple expression des opinions personnelles et beaucoup avec un processus rationnel construisant le rapport aux connaissances et à l’environnement. Dans ses travaux, le même Mathieu Gagnon en arrive à une définition opératoire :

« La pensée critique comme compétence est un savoir-agir évaluatif fondé sur une pratique réflexive, autocritique et autocorrectrice impliquant la mobilisation et la combinaison efficaces de ressources individuelles (connaissances, habiletés, attitudes) et du milieu (informations, personnes, matériel...) dans le but de déterminer ce qu'il y a lieu de croire ou de faire à l'intérieur de situations-problèmes-complexes, en considérant attentivement les critères de choix et les diversités contextuelles. » (Gagnon, 2008, p.108; mais aussi Giroux, Gagnon et al.)

 

Après avoir précisé que le « croire » en question ici n’a rien d’une certitude ou de religieux, mais est lié aux savoirs et au « scepticisme raisonnable », difficile d’affirmer que les composantes des trois compétences du programme ÉCR ne sont pas concernées et mobilisées par le développement de la pensée critique.

 

En empruntant le concept sociologique de Weber, nous pourrions dire qu’il y a quelque chose comme une affinité élective entre les TIC et l’ÉCR, un rapport d’attraction et influence réciproques.   

 

* * * 

Dans cette perspective, une équipe du RÉCIT-DP a créé deux situations d'apprentissage : mon identité numérique et mon avatar.

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Analyses|réflexions

Le C3 du 21 juin: Questions didactiques et synthèse

par Enseigner l'ÉCR 17 juin 2011 12:37

[ Version PDF de ce billet: C3 synthèse.pdf (272,00 kb) ]

 

21 juin 2011 de 20h à 21h sur Twitter


Sujet

Le 16 juin prenait fin officiellement l’édition été 2011 du cours EER-2900 en didactique de l’éthique et de la culture religieuse. Mais à bien y penser, il s’agit plutôt d’un début : les prochaines années seront l’occasion de développer une réelle pratique enseignante en ÉCR. Dans cette perspective, quels sont les principaux éléments que nous devons retenir afin d’offrir aux élèves des situations d’apprentissage signifiantes? Quels sont les principaux défis didactiques qui poignent à l’horizon? Quels sont les acquis de cette session sur lesquels miser? Comment s’assurer, réalistement, d’une formation continue en ÉCR?

 

Pour mener cette réflexion, les membres du groupe EER 2900 comptent sur les interventions d’éducateurs « extérieurs », qu’ils s’intéressent ou non à l’ÉCR, puisque nombre d’enjeux sont ici transversaux. Bienvenue à tous!

 

Déroulement

Veuillez lire le billet « Le C3 » afin de prendre connaissance du déroulement.

 

Plan sommaire de la discussion

1er temps : Enseigner l’ÉCR

Q1 : Au terme de notre parcours, que retenez-vous des défis liés à l’enseignement de l’ÉCR?

Q3 : Dans vos prochains stages, vous aurez assurément à enseigner l’ÉCR. Quels seront vos premiers réflexes lorsqu’on vous confiera cette tâche?

Q2 : Que nous apprend l’enseignement de l’ÉCR sur l’enseignement des autres disciplines et sur la pédagogie « en général »?

2e temps : Des situations d’apprentissage signifiantes

Q4 : Comment intéresser les élèves et respecter le programme et ses contenus?

Q5 : Au-delà de l’ÉCR, qu’est-ce qu’une SA signifiante? À quelles conditions?

3e temps : Apprendre et  enseigner

Q6 : Parler de la formation à l’enseignement à l’université comme d’une « formation initiale » suppose des temps de formation subséquents. Par quels moyens réalistes entendez-vous vous engager dans une formation continue tout au long de votre carrière?

 


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Le "C3". Présentation et participation

par Enseigner l'ÉCR 17 juin 2011 12:21

[ Version PDF de ce texte:  le #C3.pdf (499,18 kb) ]

 

Le « C3 » est un événement interactif portant sur un sujet lié à l’enseignement de l’éthique et de la culture religieuse, se déroulant sur un site de microblogue (Twitter ou EnDirect) et permettant de développer la compétence 3 du programme ÉCR (PÉCR), soit « pratiquer le dialogue » – d’où l’appellation « C3 ».

 

Hé oui! il s’agit d’une activité inspirée du fameux Claved!

 

Intentions générales


  • Offrir un espace permettant de « s’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel » (compétence 11 du programme de formation à l’enseignement).
  • Afin d’ « agir en tant qu'héritiers, critiques et interprètes de savoirs ou de culture » (compétence 1 du programme de formation à l’enseignement, contribuer à :   
    • situer les points de repère fondamentaux et les axes d’intelligibilité (concepts, postulats et méthodes) des savoirs de sa discipline afin de rendre possibles des apprentissages significatifs et approfondis chez les élèves;
    • prendre une distance critique à l’égard de la discipline enseignée
    • établir des relations entre la culture seconde prescrite dans le programme de formation et celle de ses élèves;
    • transformer la classe en un lieu culturel ouvert à la pluralité des perspectives dans un espace de vie commun;
    • porter un regard critique sur ses propres origines et pratiques culturelles et sur son rôle social.
  • En prenant appui sur les défis liés à l'enseignement de l'ÉCR, explorer les principales composantes du programme ÉCR et les enjeux didactiques et pédagogiques qu’ils suscitent.
  • Par cette activité, favoriser l’organisation de sa pensée, l’interaction des étudiants, des enseignants, des intervenants en éducation et l’élaboration de points de vue (composantes de la compétence 3 du PÉCR).
  • Au cours de l’interaction, se familiariser avec les formes et les conditions du dialogue, développer une habileté à élaborer des points de vue à l’aide de moyens pertinents, développer une habileté à interroger les points de vue à l’aide de moyens pertinents (compétence 3 du PÉCR).

 

Modalités


Mis en place dans le cadre de la formation initiale des maîtres en ÉCR, le C3 s’adresse tout autant aux enseignants et intervenants en éducation qu’aux étudiants en enseignement. Dans la mesure où il se veut un moyen de décloisonner l'apprentissage en contexte universitaire, il mise précisément sur cette rencontre entre éducateurs de différents horizons (primaire, secondaire, conseillers pédagogiques, enseignants de différentes disciplines, animateurs de communautés, chercheurs, etc.) En termes clairs : bienvenue à tous!

Le C3 s’organise en trois temps :

 

  • Se préparer minimalement...

En classe, les étudiants et l’enseignant identifient un sujet en regard des besoins de formation. L’invitation est ensuite lancée et un plan sommaire de discussion est publié (www.enseigner-ecr.org/blog). Une révision des éléments de contenu du dialogue (formes, moyens pour élaborer un point de vue, moyens pour interroger un point de vue) que l’on retrouve dans le programme peut être utile.

 

  • L’interaction : à vos claviers et vos idées!

À l’heure fixée, rendez-vous sur Twitter ou EnDirect. L’échange se déroulera sous le mot-clic #eecr. L’animateur jouera alors son rôle selon le plan de discussion établi, mais, surtout, en regard des propos échangés et des intérêts des participants. Sauf avis contraire, l’interaction synchrone à une durée d’une heure.

 

  • Le « post-C3 » : l’échange se poursuit!

« L’heure C3 » est un rendez-vous permettant des échanges synchrones et intenses. Cela dit, la réflexion et l’interaction ne s’arrêtent pas là. Il est toujours possible d’ajouter des commentaires, de réagir, d’interroger au cours des jours et des heures qui suivent, et ce, en utilisant le mot-clic #eecr.

 

Considérations « techniques »

Quelques considérations techniques sont importantes pour assurer la participation et la fluidité de l’échange :

  • On doit retrouver obligatoirement dans tous les microbillets (affirmations comme réponses aux affirmations de vos collègues), les termes « #eecr » de façon à s’inscrire dans le fil de la discussion.
  • Afin de participer, les comptes privés (sur Twitter) doivent être « débarrés ».
  • Curieusement, il semble de Twitter n’aiment pas toujours les noms de compte comprenant des majuscules (ex. GaetanTanguay). Vous pouvez modifier votre pseudo sans affecter votre compte et vos publications précédentes.
  • Ceux et celles qui n’utilisent pas d’applications (TweetDeck, Seemic, HootSuite, etc.), il est nécessaire de rafraichir constamment la page web de Twitter ou de EnDirect. Sur Twitter, vous pouvez utiliser l’outil Tweetchat .
  • Quelques abréviations utiles :
  • ptv : point de vue
  • +1 (devant les propos d’un collègue) : je seconde, je suis du même avis
  • C1 : compétence « réfléchir sur des questions éthiques »
  • C2 : compétence « comprendre le phénomène religieux »
  • C3 : compétence « pratiquer du dialogue »
  • ref. : référence à…
  • …et toutes celles que vous jugerez nécessaires… 

 

Considérations sur les conditions du dialogue

D’abord, amusons-nous à jouer avec les idées : interroger, remettre en question, apporter des points de vue différents, etc.; bref, ne pas en rester à « voici ce que je pense ».

 

N’oubliez jamais que vous êtes dans un lieu virtuel public; et d’autant plus public parce que virtuel! Le C3 est le prolongement de la classe avec des invités du monde entier. Ce que vous ne diriez pas publiquement n’a pas plus de place sur un microblogue. Un effort particulier est nécessaire afin de s’assurez-vous que la formulation des propos soit respectueuse. En 140 caractères, il est parfois difficile de prévoir comment nos affirmations seront perçues. Respectueuse aussi de la langue et de la prise de parole publique, il va sans dire.

Bonne discussion!


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Formations

L’altérité « 2.0 » : les conditions de la signifiance

par Jean-Philippe Perreault, FTSR ULaval 9 juin 2011 07:12

L’éducation est pensée à la faveur de différents lieux, enjeux et réalités: les élèves, les enseignants, les structures, les politiques, la pédagogie, la réussite, les troubles de…, les sciences de… Qu’en est-il de l'ÉCR? Sa contribution permet-elle de penser l’École? Tentons, sans prétention, quelque chose comme une « métacognition prospectiviste ». Troisième de trois réflexions non simplement sur l’ÉCR à l’École, mais sur l’ÉCR et l’École. [Premier texte] [Deuxième texte ]

* * *

Au-delà du divertissement, l’ÉCR peut être considérée comme une pédagogie de la culture. L’intention, noble et stimulante, n’est pas sans soulever de sérieux enjeux didactiques : comment créer des situations d’apprentissage signifiantes pour les élèves? De l’identification de ces conditions pour l’ÉCR, est-il possible de mener une réflexion plus large sur ce que signifie « faire sens » en éducation?

 

De l’élève et de son environnement…

Prendre appui sur la vie de l’élève, son environnement et ses connaissances antérieures est un principe bien connu. De l’église qui se trouve face à l’école au conflit de valeurs dans l’équipe de soccer, le contexte social et culturel fournit quotidiennement les déclencheurs nécessaires à la réflexion éthique et à la compréhension du phénomène religieux.

 

S’il s’agit d’une condition essentielle à une situation d’apprentissage (SA) qui fait sens, on peut s’interroger sur l’importance accordée, dans certains cas, à la recherche d’un déclencheur qui « parle » aux  élèves. S’agit-il d’une stratégie pédagogique et didactique ou de séduction d’un public estudiantin dont on craint que le cynisme et l’indifférence mènent à la révolte du « c’est plate et ça sert à rien »? Que « les élèves aiment ça » doit être, bien sûr, une préoccupation constante. Cependant, peut-on s’en contenter sans risquer la mise en place de conditions de divertissement – ne pas confondre avec plaisir – plutôt que d’apprentissage. Intéresser, stimuler, transmettre n’est pas distraire…

 

… vers ailleurs

L’amorce ne fait pas la réflexion éthique ou la compréhension du phénomène religieux. Si elle sert à capter l’attention des élèves, elle doit aussi démontrer la pertinence des contenus de formation et des compétences à développer. Ainsi, saisir au bond une question d’actualité tirée du journal du matin est assurément une excellente idée dans la mesure où elle permet d’inscrire une réflexion éthique ou une exploration du phénomène religieux déjà prévue au programme et à la planification de l’enseignant; et non l’inverse.

 

Ainsi, si l’élève et son environnement sont le point de départ, il va sans dire que la SA doit mener ailleurs. Elle doit permettre le passage de la culture première, pour reprendre la célèbre distinction de Fernand Dumont, à la culture seconde. C’est dire que proposer une situation d’apprentissage signifiante, c’est aller à contre-courant de la culture du divertissement et de l’anecdote dans laquelle nous sommes tous plongés. Revenir au cursus et à la méthode du cours classique? Tout au contraire, embrasser la culture des élèves, leur univers de sens, leurs référents pour leur permettre de découvrir autrement ce monde qu’ils pensent connaître. Les connaître et les reconnaître pour ensuite leur permettre de naître à eux-mêmes. « Je naissais à moi-même, écrit Pennac dans Chagrin d’école, mais un moi mathématicien, si je puis dire, un moi historien, un moi philosophe, un moi qui, l'espace d'une heure, m'oubliait un peu, me flanquait entre parenthèses, me débarrassait du moi qui, jusqu'à la rencontre de ces maîtres, m'avait empêché de me sentir vraiment là. »

 

Faire naître

Ce que la sociologie et l’anthropologie des itinéraires de sens contemporain nous apprennent, c’est précisément que la signification n’est désormais plus un donné que l’on reçoit passivement, mais une naissance constante. Les enfants d’aujourd’hui comme ceux d’hier demeurent des héritiers : ils reçoivent de ceux qui les ont précédés des connaissances, des savoirs, des sagesses. Toutefois, ils se perçoivent aussi comme des acteurs. D’une certaine façon, comme le soutient François de Singly, ils participent à la rédaction du testament. Ce rapport à la signifiance est le corollaire d’une identité qui n’est plus un legs, mais une appropriation, une patiente élaboration dont l’individu est chef de chantier en manipulant les normes et valeurs ambiantes, les dots et les patrimoines. Pas plus qu’hier, l’individu ne se construit aujourd’hui seul. Continuellement, il naît de d’autres. Toutefois, il est appelé à être plus réflexif, à gagner sa place, à devenir « soi », et ce, pour le meilleur ou pour le pire puisque la pression est grande – d’où l’époque anxiogène. Dès lors, comment l’École pourrait-elle prétendre offrir des contextes d’apprentissage signifiants si, dans la pratique enseignante, on n’a d’attention que pour l’individu à qui l'on doit transmettre et non pour le sujet qui doit advenir? Ces considérations semblent éloignées de l’enseignement du français, des mathématiques, des sciences, de l’univers social? Il me semble que nous sommes au cœur. La culture, qu’elle soit scientifique, religieuse, littéraire, esthétique ou musicale, à une seule et même fonction : faire sens. En toutes ces matières, c’est le rapport du sujet-élève au monde qui se construit. N’est-ce pas en cela que nous pouvons parler d’éducation?

 

L’altérité « 2.0 »

En somme, proposer des situations d’apprentissage signifiantes n’a rien d’une gadgetisation de l’éducation. Encore moins d’une vision technicienne de l’enseignement. Ne s’agit-il pas plutôt d'introduire de l’altérité dans ce monde de l’immédiateté et de l'immanence? De faire entrer de « l’autre », tant dans la méthode que le contenu.

 

Dans cette perspective, il est intéressant de situer la question des conditions d’un enseignement signifiant avec l’émergence de ce que plusieurs appellent « la génération C ». Un peu de prudence n'est pas inutile face aux appellations générationnelles et à leur multiplication qui sont souvent l’œuvre de publicitaires qui, comme pour nos ordinateurs et nos laveuses à linge, cherchent à programmer l’obsolescence de franges complètes de la population dans un monde qui a le changement pour stabilité. Ainsi, ce n’est pas l’avènement de Facebook ou du téléphone intelligent qui crée une nouvelle génération. Que ces outils entraînent un rapport médiatisé et délocalisé au monde n’est pas, fondamentalement, nouveau : une telle médiatisation s’est imposée dès l’arrivée de la télévision dans l’après-guerre! Cependant, on pourrait effectivement voir poindre une nouvelle génération si les médias sociaux et le Web 2.0 permettaient de mener vers « l’autre ». Si nous arrivions à intégrer ces moyens techniques afin de susciter cette quête d’altérité nécessaire à l’intelligence du monde. Pour le dire plus simplement, Twitter, Wiki, Google documents, Skype et les autres peuvent n’être que des versions technos du miroir de la belle-mère de Blanche-Neige ou de la source de Narcisse. Par contre, ils peuvent tout aussi bien devenir des opportunités inédites de se mettre en présence de l’autre : le collègue de classe discret, l’étudiante d’un autre continent, l’expert dont la tour d’ivoire est maintenant fissurée, le parent, la communauté, les objets inconnus, les lieux à visiter désormais si proches, la grande bibliothèque numérisée. Plus encore, les moyens technologiques rendent plus aisé la co-construction, la coopération, la solidarité, la reconnaissance, l’accession à des chemins neufs. Bref, faire de l’élève un acteur de la construction de son rapport au monde, être le moyen – et non la fin – de sortir de soi. À eux seuls, les TIC ne sont rien. Qu’ils fassent partie de l’univers des élèves ne légitime pas leur utilisation. Ils peuvent n’être qu’une distraction. Cependant, lorsqu’ils sont mis au service d’une intention pédagogique claire, on se demande bien au nom de quoi il serait justifié de s’en priver. "Ce n'est qu'un outil". Vrai. "Il ne permet pas une réelle rencontre." Vrai. Que l'on construise une école au coeur d'un quartier ne garantit pas son ouverture sur le monde. Vrai. Est-ce dire pour autant qu'il soit préférable de l'installer dans les profondeurs de la forêt, coupée du monde? Bien peu de garanties en éducation. Que la mise en place de conditions favorables à l'apprentissage.

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Ces réflexions apparaîtront peut-être éloignées des approches habituelles des ouvrages de pédagogie et des manuels de didactique. Il ne faut pas s’en étonner puisqu’il s’agit précisément de l’intention à l’origine cette série de trois articles : penser l’École à partir de l’ÉCR. Ce qu’il y a de bien avec la réflexion, c’est que nous n’en sommes jamais satisfaits. Voilà qui nous oblige à poursuivre.

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Analyses|réflexions

Pratique du dialogue à l’écrit?

par Jean-Philippe Perreault, FTSR ULaval 9 avril 2011 08:54

L’un des plus grands défis de l’enseignement de l’ÉCR tient en la compréhension du programme. Une compréhension jamais arrêtée, en développement constant à mesure que l’ÉCR prend vie dans les écoles du Québec et que se développe la recherche et l’expertise en ce domaine. L’intention de cette rubrique n’est pas tant de fournir des réponses que soumettre des questions d’enseignants, glanées ici et là, à la réflexion collective… Merci d’y contribuer!

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Le dialogue, tel que conçu dans le programme ÉCR, peut-il se pratiquer à l’écrit?

 

Pratiquer le dialogue, c’est « organiser ses idées », « interagir avec les autres » et « élaborer un point de vue » (composantes de la compétence), et ce, à l’intérieur de formes (discussion, narration, débat, table ronde…), par différents moyens (description, explication, synthèse…) en interrogeant les points de vue avec pertinence selon les différents types de jugements (de valeurs, de réalité, de prescription, de préférence…) et en sachant désamorcer les entraves (généralisation abusive, appel à la popularité, attaque personnelle…) qui peuvent « bloquer » le dialogue.

 

Dès lors, est-il possible de dialoguer à l’écrit? Certainement. Peut-être est-ce même essentiel en raison du défi que représente l’évaluation de la pratique du dialogue, particulièrement au secondaire. Certains s’y reconnaîtront : animer une discussion avec sa planification d’une main, la grille d’évaluation de l’autre et, face à soi, 35 élèves dont un petit brun le toupet dans les yeux qui ressemble à combien d’autres parmi les 200 à qui vous enseignez, sur deux ou trois niveaux et que vous rencontrez une fois ou deux par cycle de neuf jours! 

 

Comme simple exercice de réflexion pédagogique, imaginons une pratique du dialogue qui ne serait vécue qu’à l’écrit.

  1. Des élèves du premier cycle du secondaire reçoivent de leur enseignant une mise en situation portant sur la liberté d’expression (formule « étude de cas »). À l’aide de quelques questions, ils doivent cerner la situation d’un point de vue éthique, examiner des repères et évaluer des actions ou options possibles. Ces trois temps  - composantes de la compétence en éthique - se font à l’écrit. Pour ce faire, il leur sera nécessaire « d’organiser leur pensée » et « d’élaborer un point de vue étayé » composantes dialogue).
  2. Plutôt que de mener une discussion de groupe « à l’oral » permettant à chacun de présenter sa réflexion, l’enseignant décide d’utiliser un blogue de classe où sont déposés les textes des élèves. Ces derniers doivent ensuite interroger les points de vue de leurs collègues à l’aide de la fonction « commentaire » du blogue. Ils utiliseront les moyens appropriés prévus au programme ÉCR.
  3. Dans un document collectif (papier en classe, Google documents ou Epad), il doivent aussi identifier des points de vue, des repères ou des enjeux qu’ils considèrent important d’approfondir par une discussion ou un débat.
  4. Ils se retrouvent ensuite sur EnDirect ou Twitter pour un échange dont ils auront déterminé préalablement les conditions et les règles. Il leur sera alors possible d’interroger les points de vue de leurs pairs, toujours avec les moyens appropriés.
  5. Après quoi, ils sont invités à bonifier leur réflexion de départ pour y inclure différents points de vue. 

 

Les avantages de cette démarche? Une certaine obligation de participation alors que les discussions « orales » peuvent être un défi pour les élèves plus discrets; une structuration plus exigeante de la pensée à l’écrit; de nombreuses traces et occasions d’évaluation pour l’enseignant (à la fois pour la reconnaissance des acquis que pour le soutien à l’apprentissage); une appropriation facilitée des éléments de contenu du dialogue; une écoute plus systématique des points de vue des autres (par la lecture).  

 

Cela dit, la pratique du dialogue ne saurait se faire qu’à l’écrit. Il y un apprentissage à la prise de parole que « l’oralité » permet. Toutefois, dans un monde marqué par le règne des technologies, des nouveaux médias et du 2.0, la délibération publique a plus que jamais l'écrit pour forme. La combinaison des deux formules est sans doute une voie pédagogique intéressante permettant de former des citoyens en mesure de participer à la culture commune.

 

Certains trouveront trop compliqué le recours aux TIC évoqué. Dans ce cas, ils peuvent proposer la même démarche version « papier », en faisant circuler les textes entre les élèves. Reste à savoir si cela est vraiment plus simple…

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Questions d'enseignants

Journées d'étude en ÉCR

par Enseigner l’ÉCR 4 mars 2011 15:38

EXPLORER | SE FORMER | INNOVER


Au cours du mois de mars 2011, se tiendront trois journées d'étude en ÉCR à l'Université Laval. Ces rencontres sont organisées à l'intention des étudiantes et étudiants en enseignement primaire et secondaire, des enseignantes et enseignants, des intervenants des milieux scolaire et universitaire.

 

  • Fugue - À la rencontre de l'autre | Explorez la diversite religieuse par une tournée conviviale de quatre communautés de foi : église réformée, mosquée, temple bouddhiste et synagogue. Fuguez et découvrez ces communautés dont on entend souvent parler sans pour autant les rencontrer. | 8mars
  • Les TIC et le Web 2.0 au service de l’apprentissage | Les technologies de l’information, le web, les réseaux sociaux ne sont pas que des gadgets. Ils transforment le rapport à l’apprentissage. Saurez-vous enseigner à cette génération numérique et saisir l’innovation que permet les nouvelles technologies? |14 mars
  • Nouvelles orientations en évaluation | L’implantation du bulletin national unique en septembre 2011 impose de nouvelles orientations en évaluation, et ce, pour toutes les disciplines. Serez-vous prêts à adopter cette nouvelle manière de faire en ECR? | 28 mars

 

Pour plus détails, consultez l'affiche:Journées d'étude ÉCR 2011.pdf (812,45 kb)

Merci de faire circuler l'information dans vos milieux.

 

 

 

 

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