L'élection d'un pape | Ad hoc, la série de balados

par Enseigner l'ÉCR 22 février 2013 06:30

 

L’élection d’un nouveau pape marque une étape importante dans la vie de l’Église catholique. La démission de Benoit XVI enclenche un processus singulier, encadré à la fois par la tradition et les besoins actuels de l’Église.

 

Que se passera-t-il au cours des prochains jours entre les murs de la chapelle Sixtine? Que feront les cardinaux? Quels critères seront pris en compte pour choisir celui qui prendra la gouverne de l’Église?

 

Entretien avec Gilles Routhier, théologien et doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval, spécialiste de Vatican II et de l’Église catholique.

 

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>>> Élection d'un pape Adhoc.mp3

>>> Disponible sur Itune (dans les prochaines heures)

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Crédit photo de la une: Alberto Luccaroni via Wikimedia Commons

 

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Actualités | Ad hoc

La Cour d’appel donne raison à la Ministre

par Jean-Philippe Perreault, FTSR ULaval 4 décembre 2012 20:41

La Cour d’appel du Québec confirme la décision de la Ministre de l’Éducation et renverse le jugement de la Cour supérieure qui reconnaissait le cours confessionnel offert au Collège Loyola de Montréal comme équivalent au cours Éthique et culture religieuse.

 

Dans un jugement rendu en juin 2010, le juge Dugré avait invalidé la décision de la Ministre de l’Éducation, refusant alors d’exempté le Loyola High School de l’enseignement obligatoire du programme ECR. Porté en appel par le Procureur général du Québec, la Cour accepte le pourvoi et renverse la décision du juge de première instance.

 

Dans un jugement de 41 pages, le juge Fournier reconnait à la ministre le pouvoir discrétionnaire d’évaluer l’équivalence de programmes de formation. « Je suis d’avis que la décision de la Ministre de refuser la demande d’exemption fait partie des issues possibles acceptables pouvant se justifier au regard des faits et du droit, écrit-il. Les motifs donnés ne sont pas de « simples prétextes ». Ils sont transparents et intelligibles et ne sont pas étrangers aux objectifs poursuivis par le législateur ».

 

Sur les questions entourant la liberté de religion, le jugement prend largement appui sur l’arrêt de la Cour suprême du Canada S.L. c. Commission scolaire Des Chênes. « En l’espèce, soutient le juge Fournier, je ne crois pas qu’obliger Loyola à enseigner les croyances religieuses d’une manière globale et l’éthique sans qu’il soit question d’y adhérer constitue une réelle atteinte. » Et il ajoute que s’il y avait atteinte, elle est négligeable et justifiée puisque par ses objectifs le programme ECR est cohérent avec la Loi sur le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport qui vise, notamment, l’épanouissement de la personnalité de l’enfant. « À mon sens, la décision de la Ministre tient compte de ces objectifs. D’autant plus que la Ministre rappelle à Loyola qu’elle a droit d’utiliser quatre unités d’enseignement dont elle peut, à son gré, établir le contenu. Il n’y a rien dans la décision de la Ministre qui constitue un obstacle à l’enseignement de la foi et de la doctrine catholique à l’occasion d’un tel cours. »

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AQECR en direct

par Enseigner l'ÉCR 29 octobre 2012 10:16

De ce jeudi 1er novembre et jusqu'à samedi se tiendront les Journées provinciales de la formation continue en éthique et culture religieuse  organisées par l'Association québécoise en éthique et culture religieuse (AQECR). Vous ne pouvez y être ou, bien que vous y soyez, vous ne pouvez - il va sans dire - participer à tous les ateliers? Suivez le congrès en direct grâce à Twitter!

 

  • Vous avez un compte Twitter? Rendez-vous sur le fil #AQECR.
  • Vous n'avez pas de compte Twitter (c'est peut-être le temps de vous y abonner!), rendez-vous sur Facebook à la page Enseigner l'ÉCR! et AQECR.
  • Vous n'êtes pas présent sur les médias sociaux? Suivez tout simplement les discussions ci-dessous en actualisant la page régulièrement pour suivre les mises à jour

 

N'hésitez pas à commenter, réagir et participer à ce grand rendez-vous annuel en éthique et culture religieuse!

 

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5 ans à la poursuite du bien commun | Congrès AQECR

par Jean-Philippe Perreault, FTSR ULaval 25 septembre 2012 20:48

« Cinq ans… à la poursuite du bien commun » titre l’AQECR pour annoncer à la fois les Journées provinciales de la formation continue en éthique et culture religieuse et l’anniversaire de l’association.


Une trentaine d’ateliers offerts par des enseignants, des professionnels et des universitaires portant aussi bien sur des SAÉ que sur « Twitter en classe », sur la pratique du dialogue que sur « comment aborder l’holocauste en éthique », sur la charia que sur la distinction entre valeur et norme, sur « la pédagogie de l’approche culturelle du religieux » que sur les entraves au dialogue. Voilà ce que sont les Journées provinciales de la formation continue en ÉCR 2012 (JPFC) de l’Association québécoise en éthique et culture religieuse (AQECR). Mais il y a plus…

 

 

Les JPFC sont devenues l’événement rassembleur annuel en ECR, comme il en existe dans pratiquement tous les domaines professionnels. Un rôle d’autant plus important qu’avec la fin des plans de formation liés à l’implantation du programme, plus rares sont les occasions de rencontre pour les différents intervenants du réseau. Un temps précieux pour « briser l’isolement » comme le souligne le responsable des communications de l’AQECR, Christian Vinet, dans son communiqué.

 

Pour la troisième année consécutive, Enseigner l’ÉCR! sera présent et rendra compte des activités sur ce blogue et, en direct, sur notre page Facebook et nos comptes Twitter (@enseignerecr et @jpperro).     

 

Cette année, les JPFC se tiendront à Longueuil, à l’hôtel Holiday Inn.

 

  • Inscription : http://jpfc.aqecr.com/ (il est possible, en parcourant le formulaire, de prendre connaissance des résumés des ateliers avant de s’y inscrire)

 

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À l'agenda | Formations | Actualités

Livre: De l'exigente conciliation entre le soi, l'autre et le nous

par Enseigner l'ÉCR 6 juin 2012 20:55

 

Vient de paraître, aux Presse de l'Université Laval l'ouvrage Le programme d'éthique et culture religieuse: de l'exigente conciliation entre le soi, l'autre et le nous. Sous la direction de Mireille Estivalèzes et Solange Lefebvre (UdeM) l'ouvrage cherche à « nourrir la réfexion sur le programme d’éthique et culture religieuse lui-même, mais se veut aussi une contribution aux débats sur des questions de société aussi essentielles que les modèles de gestion  politique et éducative de la diversité religieuse, les notions de neutralité, de laïcité et de sécularité, ainsi que les valeurs culturelles que doit privilégier le Québec

 

Présentation du livre

 

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Livre: ÉCR en question

par Enseigner l'ÉCR 11 mai 2012 19:31

 

 

Aux Presses de l'Université du Québec, vient d'être publié  L'éthique et culture religieuse en question.Réflexion critique et prospective.

 

Sous la direction de Nancy Bouchard et Mathieu Gagnon, l'ouvrage adresse des "questions éthiques, philosophiques et pédagogiques tout en proposant différentes pistes [...] qui contribueront à l’évolution de ce programme, à sa mise en oeuvre ainsi qu’au débat social et politique qu’il suscite."

 

Table des matières et liste des auteurs (974,07 kb)

 

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Jugement de la Cour suprême: ECR ne porte pas atteinte à la liberté de religion

par Enseigner l'ÉCR 17 février 2012 15:49

Après plusieurs mois d’attente, la Cour suprême du Canada a rendu un jugement sur appel dans l’affaire S.L. c. Commission scolaire des Chênes aujourd’hui.

 

Des parents de Drummondville demandaient que leurs enfants soient exemptés du cours Éthique et culture religieuse. Après avoir été déboutés devant la Cour supérieure du Québec et que leur appel ait été refusé, ils ont porté leur cause devant le plus haut tribunal du pays. Les parents soutenaient que le refus d’exemption portait atteinte à leur liberté de conscience et de religion ainsi qu’à celle de leurs enfants.

 

Les juges de la Cour suprême, à l’unanimité mais pour des raisons différentes, estiment que les parents n’ont pas fait la preuve que cette liberté est enfreinte par le cours ECR.

 

« Tout d’abord, écrit la juge Deschamps,  il ressort de la preuve que le but formel du Ministère ne paraît pas avoir été de transmettre une philosophie fondée sur le relativisme ou d’influencer les croyances particulières des jeunes.  Le fait même d’exposer les enfants à une présentation globale de diverses religions sans les obliger à y adhérer ne constitue pas un endoctrinement des élèves qui porterait atteinte à la liberté de religion de L et J.  De plus, l’exposition précoce des enfants à des réalités autres que celles qu’ils vivent dans leur environnement familial immédiat constitue un fait de la vie en société.  Suggérer que le fait même d’exposer des enfants à différents faits religieux porte atteinte à la liberté de religion de ceux‑ci ou de leurs parents revient à rejeter la réalité multiculturelle de la société canadienne et méconnaître les obligations de l’État québécois en matière d’éducation publique. »

 

Tout en rejetant eux aussi le pourvoi, les juges LeBel et Fish soutiennent que la preuve n’a pas permis de démontrer le « contenu concret de l’enseignement » et « l’approche qui sera effectivement adoptée par les enseignants. » Ils estiment donc que « la preuve documentaire ne permet donc pas de conclure, suivant les normes de la preuve civile, à une violation de la Charte canadienne ou de la Charte québécoise. » Ils ajoutent que « l’état de la preuve ne permet pas non plus de conclure que le programme ÉCR et sa mise en application ne pourront éventuellement porter atteinte aux droits accordés à L et J et à des personnes placées dans la même situation. »

 

[ Jugement :  http://scc.lexum.org/fr/2012/2012csc7/2012csc7.html]

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Congrès de l'AQECR 2012 à Longueuil

par Enseigner l'ÉCR 2 février 2012 06:37

 

 

 

 

 

 

Primeur (!).

Enseigner l'ÉCR! a appris que les Journées de formation continue (congrès) 2012 de l'Association québécoise en éthique et culture religieuse (AQECR) se tiendront du 1er au 3 novembre 2012. Après Lévis, Joliette, Ste-Adèle et Rivière-du-Loup, le conseil d'administration a retenu Longueuil pour la prochaine édition de cette grande rencontre des intervenants en ECR. Les participants seront accueillis à l'hôtel Holiday Inn.

 

De plus, selon nos sources (!), la formule sera renouvelée: deux journées d'atelier auxquelles s'ajouterait une activité dans les rues de Montréal.On peut s'attendre aussi à ce que soit souligné le cinquième anniversaire de l'association.

 

C'est un conseil d'administration dynamisé par l'arrivée de nouveaux membres qui travaillera à la programmation de ce congrès au cours des prochains mois. Pour les intéressés, notez que l'AQECR a désormais un groupe Facebook

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À l'agenda | Actualités

Le temps de la fête

par Enseigner l'ÉCR 18 décembre 2011 07:41

Les chocolats du calendrier de l’Avent n’auront jamais été aussi bons. Rien à voir avec la qualité douteuse de la friandise. C’est que nous en sommes à cette dernière semaine de soustraction des jours et d’addition de l’excitation. L’excitation de la fête dont les adultes gardent plus ou moins vivant le souvenir et au nom de laquelle ils désirent créer ou de recréer ces moments qui font l’enfance.

 

Comme toutes les fêtes, Noël est en partie un rite de transgression et de renversement.

 

Un rite puisqu’il répond à un ordre, à des régies, à des histoires. Si la manière de faire évolue sans cesse, personne n’invente Noël pour autant. On s’attache à des gestes, à des paroles. On s’inscrit dans un temps plus long qui est à la fois celui des générations précédentes et de sa propre enfance. On rappelle ou appel le « traditionnel ».

 

De renversement puisque cet agir conventionné (Noël à ses couleurs, ses décorations, ses menus, ses horaires, ses attentions, son consumérisme…) vise à suspendre temporairement d’autres conventions : celles qui font l’ordinaire et la routine. On met entre parenthèses l’horaire habituel, le régime alimentaire, les préoccupations, l'école, le travail pour répondre aux  normes de la fête et de l’excès contrôlé. On transforme le quotidien par des décorations, des cadeaux, de la bouffe abondante, de l'alcool, des jeux, des chants, des coutumes inaccoutumées… C’est le festival du « spécial ». On y produit de l’ « extra-ordinaire », source d’excitation des petits comme des grands.

 

Et ce renversement apparaît toujours nécessaire. Il permet de créer des moments marquants qui donnent sens aux trois-cent-soixante quelques jours restants. Il offre l’occasion de s’extirper momentanément des contraintes et des obligations usuelles en modifiant le rapport au temps, en créant des souvenirs, en dégageant un espace pour faire le point sur sa vie, prendre du recul et du repos. Il y a un avant (ou Avent) et un après Noël.

 

Fêtes, rites quotidiens et de passage, pratiques ascétiques, calendriers, les traditions religieuses ont en commun de proposer une régulation du temps. Ces nombreux moments servent à faire mémoire, à créer de la communauté, à faire naître des identités, à se lier à ce qui dépasse. De manière plus anthropologique, nous pourrions dire que ces instances de régulation sont aussi des remparts qui évitent que le temps n’échappe, glisse, fuie. Les fêtes, explicitement religieuses ou non, sont des prises sur la vie.

 

Se pourrait-il alors que le manque de temps qui caractérise notre époque ait à voir avec notre capacité à faire la fête?

 

À chacun, un très joyeux temps des fêtes!

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Réfléchir au coeur de la déferlante éthique | AQECR 2011

par Jean-Philippe Perreault, FTSR ULaval 5 novembre 2011 09:56

« Éthique, éthique, on veut plus d’éthique! » claironnerait le vendeur de journaux à la criée s’il existait encore au Québec. Alors qu’il s’en faut de peu pour voir apparaître des Éthique dépôt tant la demande semble forte depuis les derniers mois, on pourrait croire que la réflexion éthique va de soi, l’actualité cautionnant quotidiennement sa pertinence. Or, les conférences d’ouverture des quatrièmes journées provinciales de formation en éthique et culture religieuse (AQECR) nous ont rappelé que si la vague invite à surfer, elle risque aussi d'engloutir. Parce qu’au fait, de quoi est-il question dans ces appels retentissants à l’éthique?

  

Ceux et celles qui ont répondu cette année à l’invitation de l’AQECR ont été accueillis au Centre des congrès de Rivière-du-Loup par les propos de la journaliste et ex-animatrice de J.E. Jocelyne Cazin. À la fois récit de parcours et regard sur le monde, sa présentation fut faite de nombreuses évocations sur la nécessité de développer un esprit critique.

 

Face à ce qu’il a qualifié de « déferlante », Luc Bégin, professeur à la Faculté de philosophie et directeur de l’Institut d’éthique appliquée de l’Université Laval, s’est interrogé ensuite sur les conséquences de ce « tout à l’éthique » que nous connaissons actuellement. Parce qu’affublés de ce qualificatif, les lois récemment adoptées, les codes que tout un chacun se donne, les mécanismes mis en place pour réagir à des situations considérées - à juste titre - comme scandaleuses et aberrantes ont souvent pour conséquence de réduire l’éthique à la déontologie. Alors que l’esprit critique et l’éthique supposent un rapport réfléchi à soi, aux autres et aux institutions, la tendance actuelle l’associe à la conformité et à la sanction. Ce n’est pas parce qu’on parle d’éthique, a soutenu Luc Bégin, que l’on crée les conditions de la réflexion éthique.

 

Dès lors, plus que jamais la réflexion éthique est tout un défi, pour reprendre le thème de ce congrès. D’une part, il semble nécessaire de clarifier ce qu’il en est en ECR : une réflexion sur les valeurs, les normes et les comportements. Dans cette perspective, « l’esprit critique n’est pas la critique », mais plutôt d’un regard nuancé, justifié permettant « au citoyen de demeurer vigilant », a affirmé Luc Bégin. D’autre part, elle apparaît d’autant plus urgente cette formation à la réflexion que la réponse aux « crises » actuelles tend mener à l'encadrement et à la régulation. Qu’en est-il alors du citoyen autonome et responsable? Avec Habermas, Luc Bégin rappelle que l’autonomie ne réside pas dans la liberté de choisir, mais dans un rapport réfléchi à soi fondant un acteur responsable. Dans cet esprit, « ce n’est pas de suivre des règles qui soit aberrant. C’est de suivre des règles sans réflexion » a précisé le professeur de l'Université Laval en réponse à l'intervention d'un participant.

 

Cette « éthique de la conformité » n’est pas associée qu’aux problèmes qui secouent les administrations publiques, le monde de la construction et le financement des partis politiques. L’École n’en est pas exemptée. Si l’on ne peut que souhaiter la mise en œuvre de campagnes de prévention et de sensibilisation en tous genres, il apparaît clairement que, ce faisant, nous ne sommes pas dans le champ d’une « éthique réflexive », mais davantage dans celui de la moralisation. Personne n’est contre la vertu. Et on comprend, au sortir de ces conférences et alors que s’amorce cette rencontre annuelle, que la vertu est aussi de préserver cet espace unique de formation qu’est la réflexion sur des questions éthiques. Il en va de la mission de l’École québécoise comme l’a rappelé dans son allocution de bienvenue le responsable des programmes ECR au MELS, Jacques Pettigrew.    

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